RTX Spark Linux : performances GPU bridées à 35%
Original : Nvidia RTX Spark encrypted firmware slows inference speed to 35% on Linux
Pourquoi c'est important
Révèle une limite majeure pour les développeurs IA voulant quitter Windows sur ARM.
Le dual-boot Linux sur les laptops Nvidia RTX Spark fonctionne, mais le firmware chiffré bloque le GPU à 780 MHz au lieu de 2,2 GHz sous Windows, réduisant l'inférence de 65,4 à 13,9 tokens/sec sur GPT-OSS-120B.
MindStudio a publié un test pratique du dual-boot Linux sur le MSI Prestige N16 Flip AI Plus, équipé de la puce RTX Spark. Résultat : Linux s'installe sans problème, avec accélération GPU via le pilote open-source Nvidia, sortie 4K à 120 Hz et périphériques fonctionnels. Mais là s'arrêtent les bonnes nouvelles.
Le coupable est un composant Windows exclusif, le « Nvidia Platform Controllers and Framework », qui gère la distribution de puissance entre CPU et GPU. Sa table de gestion d'alimentation est chiffrée et seul le pilote Windows peut la déchiffrer. Sur secteur, le GPU se retrouve donc bloqué à environ 780 MHz sous Linux, contre 2,2 GHz sous Windows. Sur le modèle GPT-OSS-120B, cela donne 65,4 tokens/sec sous Windows, 65,1 sous WSL, 61 sur le DGX Spark, et seulement 13,9 en Linux natif.
Autre obstacle : la répartition mémoire. Le laptop réserve par défaut 96 Go de mémoire unifiée pour le GPU, et seul Windows expose le paramètre permettant de modifier ce partage. Sans ce réglage préalable depuis Windows, Linux ne voit qu'une fraction de la RAM disponible.
La conclusion de MindStudio est claire : WSL reste le compromis le plus sensé aujourd'hui, car il s'appuie sur la pile pilote Windows tout en permettant d'utiliser des outils Linux comme vLLM. Une vraie solution nécessite qu'Nvidia porte la logique de gestion d'alimentation dans son pilote Linux.