L'EPA veut supprimer l'avis public sur les data centers
Original : The EPA is planning to scrap public review rules for data center pollution
Pourquoi c'est important
Ces règles définissent qui a voix au chapitre face à l'expansion rapide de l'IA.
L'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) prévoit d'éliminer l'obligation pour les États d'informer et de consulter le public avant d'approuver des permis de pollution atmosphérique pour les data centers et centrales électriques. Une seconde règle permettrait aux développeurs de débuter la construction avant l'obtention des permis.
L'EPA envisage deux changements réglementaires majeurs qui réduiraient la participation citoyenne dans l'implantation des data centers aux États-Unis. Premier changement : supprimer l'obligation faite aux États d'organiser une période de commentaires publics avant d'accorder des permis de pollution atmosphérique aux installations industrielles, data centers inclus. Second changement, proposé le mois dernier : autoriser les promoteurs à commencer les travaux avant même l'approbation de leurs permis.
Sept Américains sur dix s'opposent à la construction de data centers pour l'IA dans ou près de leurs quartiers, selon les données citées par Capital B News. Pourtant, le Sud rural — où réside une part disproportionnée de communautés noires — connaît la plus forte croissance de ces infrastructures.
Paul Black, militant environnemental dans une communauté à 40 % noire en Caroline du Sud, s'oppose à un projet de campus de data centers équivalant à 1 200 terrains de football. Il dénonce des mesures "contraires à la démocratie américaine telle qu'elle nous est présentée". Ce projet avait d'abord été proposé dans un comté à majorité blanche en Géorgie avant d'être rejeté. Les résidents alertent sur des risques sanitaires accrus, la hausse des factures d'énergie et des déplacements de population.