Câbles sous-marins : résilience sous pression

Original : Submarine cable resilience

Pourquoi c'est important

Les câbles sous-marins sont irremplaçables : aucun satellite ne peut absorber leur trafic en cas de panne massive.

Les îles Matsu (Taiwan) ont subi 27 coupures de câbles sous-marins entre 2018 et 2022, et 4 pannes majeures entre 2023-2025. La mer Baltique compte 11 incidents depuis 2023. En jeu : 607 systèmes, 1,5 million de km de câbles.

Les îles Matsu, archipel administré par Taiwan en mer de Chine orientale, ne sont reliées au reste de l'île que par deux câbles sous-marins (bientôt trois avec Taima No.4). La mer de Taiwan, peu profonde — 70 mètres en moyenne — expose ces infrastructures aux ancres et aux filets de pêche. Résultat : 27 coupures en quatre ans, puis quatre pannes majeures entre 2023 et 2025. Ce n'est pas un cas isolé. La mer Baltique, elle aussi peu profonde, abrite une douzaine de câbles de communications ainsi que des pipelines sous-marins. Onze perturbations y ont été recensées depuis 2023 — un bilan que l'auteur Geoff Huston (APNIC) qualifie de « remarquablement malchanceux ». À l'échelle mondiale, 607 systèmes de câbles sous-marins représentent environ 1,5 million de kilomètres de liaisons actives, indispensables aux télécommunications mondiales. Les satellites, précise l'article, ne pourraient pas compenser une perte massive de ces infrastructures. Certaines communautés se retrouveraient totalement isolées, avec des conséquences logistiques et économiques sévères. La question de la résilience de ces systèmes — diversification des tracés, redondance, délais de réparation — devient ainsi un enjeu stratégique de premier plan.

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