Il piège les IA et les labos veulent l'embaucher

Original : He Trolls AI Labs for a Living. Now They All Want to Work With Him

Pourquoi c'est important

Les labos d'IA peinent à gérer la critique publique indépendante et crédible.

Matt Husk, créateur suivi par 2 millions d'abonnés, expose les failles des chatbots en vidéo. OpenAI, Anthropic et xAI l'ont tous contacté pour collaborer après le succès viral de ses trollages de ChatGPT.

Matt Husk a commencé il y a environ un an, depuis son chantier de jardinage, en demandant à ChatGPT quoi faire face à une bombe nucléaire. Réponse du modèle : « Je suis avec toi » et « mets-toi à l'abri ». Peu utile, mais très viral. Depuis, ses vidéos deadpan — demander à l'IA de compter jusqu'à 100, de beatboxer, ou de négocier du pain à 10 000 $ sur Craigslist (elle accepte 400 $) — lui ont valu 2 millions d'abonnés sur Instagram, TikTok et YouTube, ainsi qu'un contrat avec l'agence de talents Unicorn.

Au WIRED World Fair de Miami, Husk a révélé qu'OpenAI, Anthropic et xAI l'avaient tous approché. xAI aurait proposé une Tesla pour une semaine en échange de vidéos exclusives. OpenAI lui a d'abord offert « le montant le plus bas possible », puis des cadeaux — avec demande d'adresse postale. Il a refusé les deux fois. Le lab lui a aussi proposé un accès anticipé à un correctif pour le bug du minuteur, à condition de partager son compte. Refus encore.

Ce bug du minuteur est devenu emblématique : dans une vidéo, Husk demande à ChatGPT de chronométrer son mile. Quelques secondes s'écoulent. Le modèle annonce « environ 10 minutes ». Quand Husk proteste, l'IA répond avec un ton compatissant : « Ça peut sembler plus rapide sur le moment. » Sam Altman lui-même a reconnu le problème sur le podcast Mostly Human en avril, admettant que ce serait une limitation connue pendant encore un an.

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wired.com — Lire l'original →