La pub dans les chatbots : ce qui marche (ou pas)
Original : Ads in Chatbots Have Arrived. Here’s What’s Working—and What’s Not
Pourquoi c'est important
Le modèle publicitaire conditionne la viabilité financière des chatbots sans capital massif.
OpenAI compte 100 000 annonceurs sur ChatGPT depuis février 2026. Google étend les pubs dans AI Mode à 10 nouveaux pays. Pendant ce temps, Anthropic maintient Claude sans publicité après son introduction en Bourse.
La publicité s'installe dans les chatbots IA, mais l'expérience reste inégale. OpenAI a franchi le cap des 100 000 clients publicitaires depuis le lancement des annonces dans ChatGPT en février 2026. Google, lui, a étendu la semaine dernière les publicités dans AI Mode à 10 pays supplémentaires, affirmant que les utilisateurs « les trouvent très pertinentes ». Anthropic fait cavalier seul : son dossier d'introduction en Bourse ne mentionne aucun projet publicitaire pour Claude, fort de 112 milliards de dollars de fonds levés.
Pour les plateformes de niche, la pub pourrait devenir indispensable. Koah Labs, une startup de San Francisco, intègre des annonces dans plus de 200 applications comme DeepAI et Liner. Son CEO Nic Baird tire déjà des enseignements : les publicités rédigées partiellement par IA génèrent deux fois plus de clics que celles entièrement écrites par des humains, probablement parce qu'elles s'intègrent mieux au ton des modèles.
Sur le ciblage, les chatbots offrent une granularité inédite. Koah ne se base pas uniquement sur le prompt de l'utilisateur, mais aussi sur la réponse générée par l'IA et le contexte de toute la conversation — un avantage structurel sur la recherche classique. Reste un frein : les secteurs réglementés, comme la pharmacie, imposent un contrôle humain strict sur les messages, ce qui pèse sur les performances.