Meta quitte RE100 et accélère dans le gaz naturel
Original : Meta drops out of a major clean energy pact as its natural gas buildout accelerates
Pourquoi c'est important
Le virage fossile de Meta illustre la tension croissante entre IA et objectifs climatiques des Big Tech.
Meta a quitté RE100, l'initiative des entreprises s'engageant à 100 % d'énergie renouvelable, après dix ans d'adhésion. La décision intervient alors que le groupe finance au moins une douzaine de centrales à gaz naturel, dont dix en Louisiane représentant 7,5 GW de capacité pour son data center Hyperion.
Meta a confirmé à TechCrunch son départ de RE100, une initiative du Climate Group cofondée par l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, qui regroupe 444 membres dont Apple, Google et Microsoft. Ce retrait survient après des mois d'expansion massive dans les énergies fossiles pour alimenter ses data centers dédiés à l'IA.
En juin 2025, Meta avait annoncé une première centrale à gaz de 200 MW en Ohio. Puis trois centrales en Louisiane pour son data center Hyperion, avant d'en ajouter sept supplémentaires en avril 2026. Ces dix centrales louisianaises totalisent 7,5 GW — soit la consommation électrique du Dakota du Sud.
Meta avait pourtant promis à RE100 de fonctionner « à 100 % à l'électricité renouvelable d'ici 2020 ». Le Climate Group a récemment durci ses exigences de reporting sur les progrès vers cet objectif. Le porte-parole de Meta affirme que le départ est « mutuel » et que l'entreprise reste engagée à couvrir sa consommation avec « 100 % d'énergie propre et renouvelable » via des certificats d'attributs environnementaux. Cependant, une centrale à gaz de 1 GW émet annuellement 438 tonnes d'oxydes d'azote et 149 tonnes de particules fines.