Jepsen : 96 failles dans ParticleDB

Original : Jepsen: ParticleDB 1.1.4

Pourquoi c'est important

Les bases de données IA se multiplient ; leurs garanties ACID méritent un examen rigoureux.

Jepsen a audité ParticleDB 1.1.4 à 1.1.18.11.rc-22, base de données SQL/IA d'Orkes, et recense 96 anomalies : pertes de données, deadlocks, lignes invisibles, colonnes inversées. Le label « Full ACID » est jugé prématuré.

Kyle Kingsbury (Jepsen) publie une analyse accablante de ParticleDB, la base de données multi-modèle développée par Orkes pour les workloads IA. Sur les versions 1.1.4 à 1.1.18.11.rc-22, l'équipe recense 96 problèmes distincts : crashs, deadlocks, pertes de données écrites, lignes partiellement invisibles impossibles à supprimer, tables supprimées qui réapparaissent sous forme altérée, chaînes de caractères converties silencieusement en entiers, ou encore des conditions WHERE 4 = 5 acceptées sans erreur. Fait notable : la plupart de ces bugs ne nécessitaient qu'un seul serveur, un seul client, et aucune injection de panne réseau. Au fil des correctifs, 86 problèmes ont été résolus avant la version rc-22. Mais deux défauts persistaient : des écritures confirmées perdues en mode occ (défaut) lors d'une opération normale, et des anomalies internes ainsi que des Lost Updates tolérés en mode serializable, censé être le niveau le plus strict. Orkes a depuis publié la version 1.1.19-rc.13 en affirmant résoudre tous les problèmes restants. La recherche a été financée par Orkes elle-même, conformément à la politique éthique de Jepsen. ParticleDB expose des interfaces Postgres et Redis, et est écrit en Rust avec des ambitions de performance supérieures à Postgres.

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