Ati Robotics : des robots fabriqués hors de Chine
Original : How One Startup Built a (Mostly) China-Free Robot
Pourquoi c'est important
L'interdiction des robots chinois aux États-Unis ouvre un marché clé pour les fabricants alternatifs.
La startup Ati Robotics assemble ses robots en Inde avec très peu de composants chinois. Fondée en 2017, elle compte plus de 50 clients et plusieurs centaines de robots déployés. La récente interdiction américaine visant les robots chinois pourrait lui être favorable.
Alors que la Federal Communications Commission (FCC) vient d'interdire l'importation aux États-Unis de nouveaux modèles de robots humanoïdes et d'appareils avancés fabriqués en Chine pour des raisons de sécurité nationale, la startup Ati Robotics se positionne comme une alternative crédible. Fondée en 2017 à Bangalore pour développer des moteurs de véhicules autonomes, l'entreprise s'est réorientée vers la fabrication de robots industriels : chariots tracteurs (jusqu'à 4 500 kg) et déplaçeurs de palettes utilisés dans entrepôts et usines. Selon son CEO Saurabh Chandra, Ati Robotics compte plus de 50 clients et plusieurs centaines de robots en service. La R&D est basée à Bangalore, ce qui réduit les coûts salariaux. L'entreprise a tiré parti de la filière industrielle indienne des véhicules électriques à deux et trois roues, dont les composants présentent un profil de puissance similaire à celui de ses robots. Cette stratégie de développement matériel en interne, déconseillée par certains investisseurs, a naturellement limité la dépendance aux fournisseurs chinois. Selon PitchBook, les investissements dans les startups robotiques ont atteint des niveaux record en 2026. Ati prévoit de déployer son premier humanoïde — capable de déplacer des bacs lourds — d'ici la fin de l'année.