Des agents CBP auraient espionné ex et collègues via des bases gouvernementales
Original : CBP Workers Allegedly Used Government Databases to Spy on Exes, Crushes, and Colleagues
Pourquoi c'est important
Ces abus illustrent les risques croissants liés à l'expansion des outils de surveillance gouvernementaux aux États-Unis.
Des documents obtenus par WIRED via des demandes FOIA révèlent des centaines d'allégations d'abus de bases de données gouvernementales par des agents des Douanes et Protection des frontières (CBP) entre 2009 et 2022, à des fins personnelles sans lien avec leurs missions officielles.
Des archives internes obtenues par WIRED auprès du Bureau de la responsabilité professionnelle de CBP et de l'Inspecteur général du DHS révèlent des centaines d'allégations d'abus de bases de données sensibles sur plus d'une décennie (2009-2022). Parmi les cas documentés : un agent CBP aurait utilisé des bases gouvernementales pour contacter une hôtesse de l'air, un autre aurait consulté des dossiers de voyageurs de confiance pour inviter des personnes à des rendez-vous galants, et des employés auraient transmis des données de passages frontaliers à une partie impliquée dans un divorce conflictuel. Un cas particulièrement notable concerne un employé du DHS qui aurait utilisé des données de localisation issues de la publicité mobile (ad-tech) pour surveiller les téléphones de plusieurs collègues — ce qui constituerait le premier abus interne connu impliquant ce type de données au sein du DHS. Laura Rivera, avocate chez Just Futures Law, déclare : « CBP a un long historique d'impunité et d'abus des droits civils et humains. La responsabilité pour leurs méfaits a été insaisissable. » Ces révélations interviennent alors que les autorités frontalières étendent leur surveillance via la reconnaissance faciale, les lecteurs de plaques d'immatriculation et les données de localisation commerciales.