Cambridge Heavy Industries : la fusion sur un bureau

Original : Cambridge Heavy Industries has been quietly building a desktop fusion device

Pourquoi c'est important

La miniaturisation accélère l'itération en fusion, un secteur où le temps de cycle compte.

Cambridge Heavy Industries lève 6,2 M$ pour développer un réacteur à fusion laser de la taille d'un bureau, capable de réaliser 50 à 80 expériences par jour, issu des travaux du MIT.

Fondée discrètement près du MIT à Cambridge (Massachusetts), Cambridge Heavy Industries développe un réacteur à fusion nucléaire miniaturisé, présenté en exclusivité à TechCrunch par son PDG et co-fondateur Yun Kai. Contrairement aux grands dispositifs industriels à lasers ou aimants, leur prototype tient sur une table de laboratoire. « C'est petit, c'est benchtop. Et parce que c'est petit, tout devient plus simple », explique Kai.

Le système repose sur la confinement inertiel : deux lasers principaux compriment une cible de combustible, avec un premier laser divisé en plusieurs faisceaux concentriques qui frappent la cible successivement de l'extérieur vers l'intérieur, générant une onde de choc progressive. Un second laser déclenche ensuite chaleur et champ magnétique au moment précis où la pression est maximale au centre. Résultat : une fusion à haute pression avec une puissance laser relativement faible.

Le concept est né dans le laboratoire du chimiste Keith Nelson au MIT, où des chercheurs étudiaient des matériaux sous conditions extrêmes et ont réalisé qu'ils approchaient des conditions propices à la fusion. La cadence élevée d'expériences — jusqu'à 80 par jour — permet d'alimenter des simulations optimisées par IA.

La startup vient de boucler un tour de table seed de 6,2 millions de dollars, mené par Azolla Ventures, avec Overlay, Neta Foundation, P3A, MassCEC et la famille Rothrock. À horizon dix ans, Cambridge Heavy ambitionne un démonstrateur de centrale de la taille de deux terrains de basket.

Source

techcrunch.com — Lire l'original →