Le Canada signe discrètement la Convention ONU sur la cybercriminalité

Original : A Surveillance Treaty in Disguise: Canada Signs UN Cybercrime Convention

Pourquoi c'est important

Ce traité pourrait élargir la coopération en matière de surveillance au-delà de la cybercriminalité stricte.

Le Canada a signé fin juillet 2026 la Convention des Nations Unies contre la cybercriminalité, un traité que le gouvernement avait refusé de signer lors de la cérémonie officielle à Hanoi en octobre 2025, et que 20 organisations canadiennes avaient demandé de rejeter.

Les ministres Anita Anand, Gary Anandasangaree et Sean Fraser ont annoncé la signature en mettant en avant les dispositions de protection de l'enfance et les garanties en matière de droits humains, décrites comme « parmi les plus solides d'un traité de justice pénale internationale ». Cependant, selon l'expert juridique Michael Geist, cette convention n'est pas avant tout un traité contre la cybercriminalité, mais un accord transfrontalier de surveillance et de partage de preuves électroniques. Initiée par la Russie en 2017 pour supplanter la Convention de Budapest du Conseil de l'Europe, elle a été adoptée par consensus en décembre 2024 après des négociations auxquelles le Canada avait participé activement. Lors de la cérémonie de Hanoi, le Canada avait refusé de signer, aux côtés des États-Unis, du Japon, de la Nouvelle-Zélande, des Pays-Bas et des pays nordiques. Ses pouvoirs procéduraux couvrent tout crime « grave » passible de quatre ans d'emprisonnement ou plus, selon le droit national. La signature ne crée pas d'obligations contraignantes — cela requiert la ratification — mais le revirement canadien en neuf mois reste inexpliqué officiellement.

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michaelgeist.ca — Lire l'original →